Du Sel aux Vignes - Circuit Bleu
Croix Saint-Jean dite des douaniers
L’itinéraire passe près de la croix des «Douaniers»
ou croix « Saint-Jean » (XVIIIᵉ), tapie dans les genêts à deux pas de la côte.
Elle servait au XIXᵉ siècle de refuge, en cas d’intempéries, aux douaniers qui surveillaient
la côte, d’où le petit banc en granit placé sous le socle creux.
Manoir de Kervaudu (Monument Historique)
Cette maison noble remonte à la fin du XVᵉ siècle.
À l’écart du bourg, fief protestant au XVIᵉ siècle,
« le domaine de l’homme noir »
(Kervaudu en breton) a été la demeure de familles nobles avant de devenir une ferme.
En 1907, Ferdinand Loyen du Puigaudeau, peintre postimpressionniste
proche de l’École de Pont-Aven, s’y installa avec sa famille jusqu’à sa mort en 1930.
Le manoir de Kervaudu fut le premier manoir breton classé monument historique en 1921.
Il correspond à la forme la plus simple de la gentilhommière bretonne
Du sel aux vignes
Cette petite boucle propose de passer des embruns aux anciennes vignes. Ce circuit permet de découvrir ce secteur de la presqu’île, marqué autrefois par les marais salants les plus occidentaux du pays guérandais, dont il reste quelques traces visibles. Certaines parcelles comptaient par ailleurs des vignes produisant un cru de faible qualité. Avec le granit pour fil rouge, découvrez une autre facette du Croisic le long de petits chemins bordés de murets en pierre. Plusieurs sites de visite sont présents le long du circuit (océarium, ferme marine).
CROIX SAINT-JEAN DITE DES DOUANIERS
L’itinéraire passe près de la croix des « Douaniers » ou croix « Saint-Jean » (XVIIIe), tapie dans les genêts à deux pas de la côte. Elle servait au XIXe siècle de refuge, en cas d’intempéries, aux douaniers qui surveillaient la côte, d’où le petit banc en granit placé sous le socle creux.
VILLAGE DE PÉLAMER (« LE PLUS ÉLOIGNÉ DU BOURG »)
Cet écart rural conserve des fermes du XVIe au XVIIIe siècle ainsi qu’un four à pain, restauré en 1989, qui fonctionne une fois chaque été, début août, à l’initiative de la Société des Amis du Croisic. Vous passez près de la maison noble de Monplaisir avec sa belle façade en granit et sa lucarne portant une curieuse tête humaine, la cour est bordée d’une dépendance. En face, la maison dite de Guimadec, longère au charme authentique, devenue centre équestre et rassemblant sous le même toit habitation et étable, le four à pain est situé à proximité. Plus loin, une autre maison de 1792 complète ce hameau.
ROUTE DE PÉLAMER
Le long de cette route étroite, des talus empierrés et des murets de pierres sèches délimitent les parcelles, on y faisait autrefois sécher la bouse de vaches pour se chauffer, faute de bois. Au fond du champ au sud, vous apercevez l’ancienne métairie de la Pierre Longue construite au XVIIe siècle. Et plus loin la silhouette de la Vigie de la Romaine, point haut du Croisic, qui se détache sur l’horizon.
CHEMIN DES VIGNES (SENTIER PÉDESTRE)
Autrefois des vignes étaient exploitées dans les champs bordant ce chemin (terres dites de la « Vieille Vigne »). Le négoce du vin était alors très important dans tout le pays guérandais, mais le vin était généralement de qualité bien médiocre. D’autres prés alentours portent souvent le nom d’anciens armateurs et négociants locaux devenus propriétaires terriens (comme le pré Guillaume André depuis le XVIe siècle). Au milieu du chemin, en regardant vers le bourg dominé par son clocher, vous apercevez la tourelle du manoir de Kervaudu. Si vous le souhaitez, au bout du chemin à droite, vous pourrez aller le découvrir.
MANOIR DE KERVAUDU (MONUMENT HISTORIQUE)
Cette maison noble remonte à la fin du XVe siècle.
À l’écart du bourg, fief protestant au XVIe siècle, « le domaine de l’homme noir » (Kervaudu en breton) a été la demeure de familles nobles avant de devenir une ferme. En 1907, Ferdinand Loyen du Puigaudeau, peintre postimpressionniste proche de l’École de Pont-Aven, s’y installa avec sa famille jusqu’à sa mort en 1930. Le manoir de Kervaudu fut le premier manoir breton classé monument historique en 1921. Il correspond à la forme la plus simple de la gentilhommière bretonne.
ANCIENS MARAIS SALANTS DE SAINT-GOUSTAN
En suivant la rue Poincaré, vous longez sur la droite le site de l’ancienne saline de Saint-Goustan. Créée au XVe siècle, elle a fonctionné jusque dans les années 1980. Il s’agissait des marais les plus occidentaux de la presqu’île guérandaise mais le sel produit n’a jamais été de très bonne qualité. Seule subsiste la vasière et quelques bassins, toujours alimentés en eau salée par un étier puis un aqueduc en pierre (ou « kan ») qui les fait communiquer avec la plage de Saint-Goustan. Aujourd’hui, sur ce site très remanié, vous pouvez visiter une ferme marine « les jardins de la mer » (entrée côté Océarium au nord).
LE PRÉ BRÛLÉ - LA GRANDE BAIE
En haut de la rue Poincaré, suivez le sentier littoral vers la gauche. Vous longez la baie de Saint-Goustan dite la Grande baie et arrivez au Pré Brûlé. Le Pré Brûlé est sans doute un nom propre mais rappelle aussi que la mer envahissait souvent ces terres basses et peu propices aux cultures. À Saint-Goustan, la Grande Baie était le lieu de ramassage du goémon par les cultivateurs locaux (comme l’évoquent encore les noms de rues du quartier) pour amender les terres et les rendre fertiles. La bataille était rude entre paludiers de Batz et agriculteurs du Croisic pour occuper les meilleures zones de ramassage au moment des marées d’équinoxe. Quelques potagers locaux bénéficient encore de cet engrais naturel.
BAIE DE CASTOUILLET - ANCIENS MARAIS SALANTS
La côte est basse et sablonneuse. Ce milieu dunaire reprend ses droits depuis la restauration du sentier côtier. Des villas du début du siècle et de nombreuses plantations de pins ont transformé cette zone de sables et de landes en quartier balnéaire urbanisé. Après être passé devant deux villas pittoresques, un pavillon chinois et un petit manoir breton, prenez à gauche vers la suite de l’itinéraire. La grande parcelle à droite est un ancien terrain de camping qui occupait l’emplacement de marais salants remblayés début XXe. On remarque que le niveau du sol est plus bas que le niveau de la mer à cet endroit. La prise d’eau de mer est encore visible en bordure de littoral. Ce terrain, propriété du Département de Loire-Atlantique, fait actuellement l’objet d’une mise en valeur et sera prochainement partiellement remis en eau salée.
FERME DITE « LA MAISON ROUGE »
Le chemin creux qui suit est très caractéristique, l’aspect aride de ce secteur a été modifié par le développement de la végétation qui tend aujourd’hui à fermer l’espace. À gauche au bout du chemin se cache une ancienne ferme à étage de 1640, autrefois couverte en chaume et longtemps exploitée par les mêmes vieilles familles d’agriculteurs croisicais.
FERME DE TURBALLO
En longeant le chemin du Turballo, vous passez près d’une des plus anciennes fermes de la Pointe avec ses corps de bâtiments en rez-de-chaussée. Une forge aurait existé à cet endroit au XVIIe siècle.
FERME DU PARADIS « PRAD-IS : LE PRÉ EN DESSOUS »
Au carrefour des chemins se pressent une ancienne ferme du XVIIIe siècle et son four à pain assez bien conservé. Il s’agissait de la ferme la plus éloignée du bourg. Elle a été restaurée par le Département de Loire-Atlantique dans l’attente d’un usage futur. L’expression bretonne Prad-Is est devenue Paradis par déformation du langage.